Le premier cahier de cette plate-forme fait le tour de la situation mondiale et en dégage les principales caractéristiques.
Tout d’abord pour les pays de l’ancien bloc de l’Est, afin de comprendre qu’on était bien loin du socialisme ou du communisme : il s’agissait d’un capitalisme d’État qui a fait faillite.
Ensuite pour les pays qu’on dit du « Tiers-Monde » ; dominés en fait par l’impérialisme. Domination toujours vivante qui se maintient avec l’aide des bourgeoisies de ces pays et de l’aide humanitaire.
Enfin, ce cahier revient sur nos pays de « démocratie libérale », où sévit l’exploitation et l’aliénation d’une classe ouvrière multinationale encore forte, et où se succèdent les périodes de crise et d’expansion d’un capitalisme en restructuration permanente.
Le cahier N°2 entame un bilan des pays dits socialistes. Il montre comment la révolution a dégénéré en son contraire et comment est née une nouvelle bourgeoisie dans l’économie, l’État et le Parti. Que l’essentiel, après la prise du pouvoir révolutionnaire, c’est de comprendre que s’ouvre une période de transition dans laquelle la lutte des classes continue dans tous les domaines de l’économie et de la politique, jusqu’à l’abolition de tous les privilèges.
Il revient sur ce qu’est la démocratie dans une société en pleins bouleversements. Sur l’importance d’un parti d’avant-garde qui montre le chemin mais sans pour autant se substituer aux masses. Car se sont elles qui doivent diriger.
Enfin, il aborde le lien nécessaire avec les révolutions anti-impérialistes et le rôle d’une nouvelle Internationale à construire.
Pour conclure, il explique pourquoi Voie Prolétarienne se revendique du marxisme, du léninisme et du maoïsme.
Le cahier N°3 revient sur la situation en France et sur les responsabilités des révolutionnaires face à ces bilans. Il distingue ce qu’est « réformer » le capitalisme et le projet révolutionnaire. Il revient sur la classe ouvrière, sur son rôle dirigeant, mais aussi sur les alliances qu’elle doit construire.
Il traite ensuite des grandes questions tactiques qui nous sont posées : l’immigration et le racisme, le sexisme et le féminisme, le lien entre les combats partiels et le combat pour la révolution, la nécessité et les risques de la lutte démocratique. Et enfin sur l’importance de définir des tactiques appropriées.
Après avoir détaillé nos axes de combat sur les questions importantes du moment (de l’emploi à l’écologie en passant par salaire et logement), il conclut alors sur les partis réformistes qui s’opposent à toutes ces orientations.
Enfin, le cahier N°4 est la conclusion logique de cette plateforme. Après avoir défini les perspectives et le chemin pour y parvenir, il faut s’en donner les moyens. Pour cela il faut travailler, dès aujourd’hui, à reconstruire un vrai parti communiste, car les combats partiels ne peuvent y mener spontanément.
Mais sur ce point aussi il faut faire le bilan des organisations du mouvement ouvrier : organiser autour d’un projet politique, dégager et renforcer une nouvelle avant-garde ; lier théorie et pratique ; encourager le débat dans un esprit d’unité, accepter les confrontations ; savoir prendre et appliquer des décisions majoritaires en respectant la minorité ; contrôler les dirigeants et donner toute leur place aux militants, il faut en finir avec des conceptions soit bureaucratiques, soit libérales qui ont fait tant de mal au mouvement ouvrier.